Après la Côte d’Ivoire et la Grande Bretagne, l’Allemagne lâche le Mali

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L’Allemagne compte retirer ses troupes du Mali « au plus tard fin 2023 », mettant fin à leur engagement au sein de la mission de l’ONU dans ce pays (Minusma), a indiqué mercredi à l’AFP une source gouvernementale.
 
« Les soldats allemands doivent mettre fin à leur engagement dans l’opération des Casques bleus de l’ONU Minusma au plus tard fin 2023 », a indiqué cette source sous couvert de l’anonymat. Cette décision fait l’objet d’un accord de principe au sein du gouvernement allemand et une annonce officielle devrait intervenir mardi prochain, selon la même source.

 
Hier la Côte d’Ivoire avait annoncé le retrait progressif de ses troupes déployées au Mali au sein de la mission de paix de l’ONU d’ici août 2023, selon un courrier des autorités ivoiriennes adressé aux Nations unies et consulté mardi par l’AFP. « Par ordre du gouvernement de Côte d’Ivoire, la Mission permanente confirme le retrait progressif des personnels militaires et de police ivoiriens déployés au sein de la Minusma », explique cette lettre de la Mission permanente de la Côte d’Ivoire à l’ONU.
 
Avant cela, le Royaume-Uni a annoncé, lundi, le retrait anticipé de ses militaires actuellement déployés au Mali, mettant notamment en avant le recours de la junte au pouvoir au groupe paramilitaire russe Wagner.

 
« Le contingent du Royaume-Uni quittera (…)(la mission de la paix de l’ONU) plus tôt que prévu », a indiqué le secrétaire d’Etat aux forces armées James Heappey devant la Chambre des Communes.
 
« Nous devons être clairs sur le fait que la responsabilité de tout cela incombe à Bamako », a-t-il ajouté, évoquant le rapprochement de la junte au pouvoir depuis 2020 avec le groupe paramilitaire Wagner, réputé proche du régime de Moscou.
 
« Le partenariat du gouvernement malien avec le groupe Wagner est contreproductif pour la stabilité et la sécurité à long terme dans la région ». Le gouvernement britannique « ne peut pas déployer l’armée nationale pour assurer la sécurité quand le gouvernement du pays hôte n’a pas la volonté de travailler avec nous pour apporter une stabilité et sécurité durable », a insisté M. Heappey.

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