Mamadou Moustapha Ba : Le choix de la continuité

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Mamadou Moustapha Ba à la tête du ministère des Finances et du Budget, c’est presque comme si on avait maintenu Abdoulaye Daouda Diallo ou faire revenir Amadou Ba au poste. « C’est dans la même veine, c’est les mêmes profils », indique une source interne. A une exception près, tout de même ! Alors que les deux autres ont été à la Direction des impôts et domaine (plus Lonase et Ipres pour Diallo), le nouveau argentier de l’Etat, lui, a intégré ce département stratégique en mai 1992, à sa sorti de l’Ecole Nationale d’Economie Appliquée (ENEA) en 1991.

Ce n’est certainement pas pour rien qu’il a été annoncé comme étant le Premier ministre durant toute la matinée du samedi, avant la nomination de son ancien patron, Amadou Ba. Des supputations qui ont aussi attribué ce même poste de chef du gouvernement à Abdoulaye Daouda Diallo.

Spécialiste de la planification, Mamadou Moustapha Ba est resté dans ce ministère depuis son entrée, excepté les 3 années (1997-1999) passées en Belgique pour un Master en Gestion et Administration Publiques à l’Institut de Politique et de Gestion du Développement de l’Université d’Anvers d’où il est sorti Major de sa Promotion. « Il a fait toute sa carrière au ministère », conforte un interlocuteur.

Ainsi, Mamadou Moustapha Ba va tour à tour gravir les échelons du ministère. Directeur-Adjoint de la Coopération Economique et Financière entre 2007 et 2012, il devient le titulaire du poste dans la période mai 2012-octobre 2014. En novembre 2014, il est nommé Directeur général des Finances.

« Il n’est pas loquace »

Une réforme va intervenir en 2017 à la suite de laquelle la direction générale des finances est transformée en direction générale du Budget, avec des compétences renforcées. Moustapha Ba a été reconduit à ce poste. Après 30 ans de service, ‘’c’est la consécration’’, avec sa nomination hier samedi comme ministre des Finances et du Budget en remplacement de son désormais ex-patron, Abdoulaye Daouda Diallo, nommé ministre d’Etat, directeur de cabinet du président de la République.

Né à Nioro en 1965, l’ancien élève du Prytanée militaire est peint en homme humble, un ‘’travailleur adepte du culte du résultat’’. Avec Moustapha Ba, il faut s’attendre à un ministre peu disert. « Il n’est pas loquace », ajoute une source qui précise tout de même que les ministres des finances d’habitude ne sont pas bavards.

Mamadou Moustapha Ba n’est pas un militant de l’Alliance pour la République (Apr). Du moins, pas un militant ouvert. Mais avec Macky Sall, il ne faut pas se leurrer : il faut un minium de dose de coloration politique. « Pour être à certaine station, il faut être au moins un soutien du chef de l’Etat », conclut cet interlocuteur.

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