MMA : avec Ciryl Gane, l’UFC fête en grande pompe son arrivée en France

L’UFC lance officiellement son premier événement à Paris, après un chemin sinueux pour changer l’image de cette discipline jugée violente dans l’Hexagone.
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Paris est sous les projecteurs. Parmi les derniers pays à interdire le MMA jusqu’en 2020, la France accueille à guichets fermés la première compétition de l’Ultimate Fighting Championship (UFC) sur son territoire ce samedi 3 septembre.

Et c’est dans la cage de l’Accor Arena de Paris que le Français Ciryl Gane tentera de briller à domicile sous la bannière UFC. Après un show de plusieurs heures, le combat entre Ciryl Gane et l’Australien Tai Tuivasa sera d’ailleurs le « main event » de la soirée. Devenu à 32 ans le porte-drapeau du MMA en France, le Vendéen s’offre le haut de l’affiche dans l’octogone.

Vendues en quelques minutes à des prix allant de 83 euros à plus de 1 500 euros, les 15 000 places de l’Accor Arena attestent déjà de l’engouement inédit pour cette discipline en France, longtemps interdite officiellement. Un changement tel que même la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra se trouvera dans les travées de l’Accor Arena.

Sport de combat qui combine plusieurs arts martiaux et permet coups de pied, poing, genou et coude, ainsi que coups au sol, étranglements et clés à l’intérieur d’une cage, la discipline du MMA a longtemps traîné une réputation sulfureuse. Et ce, malgré le rayonnement international de stars comme l’Américaine Ronda Rousey ou l’Irlandais Conor McGregor.

Un marché attrayant, mais longtemps inaccessible

Depuis sa première incursion à l’étranger, en 1997 au Japon, l’organisation phare des arts martiaux mixtes a toujours tenté de conquérir de nouveaux marchés dans l’objectif d’y développer sa marque. L’UFC n’attendait donc que sa légalisation au début de l’année 2020 pour s’implanter en France, un pays au marché particulièrement attractif pour ce sport.

« Le chemin a été long pour que notre sport soit reconnu. Ça a été un processus intéressant et nous sommes contents qu’il soit enfin terminé », explique Lawrence Epstein, directeur des opérations de l’UFC, devant la French-American Foundation.

D’ailleurs, l’UFC dit avoir dû mener un long travail de « pédagogie » auprès des autorités. « Nous avons expliqué notre bilan en matière de sécurité des athlètes, l’impact économique qui découle de nos événements, la visibilité que nous offrons aux communautés locales qui nous accueillent », détaille Epstein. « Nous avons fait un très bon travail ici pour expliquer cela aux gens. »

Le choix de la capitale française s’est donc présenté comme une évidence : « Paris est spéciale, dans le sens où c’est une ville mondiale. Le premier événement à Paris va avoir un écho significatif, pas seulement en France mais aussi dans le monde », explique Lawrence Epstein.

Et comme preuve du succès (déjà) total de la tenue de cet événement en France, la prestigieuse ligue américaine a d’ores et déjà annoncé vouloir faire de l’« UFC Paris » un événement régulier, à l’instar du show londonien qui a lieu chaque année au mois de mars. Mais le reste de la France ne devrait pas être en reste, à en croire le patron de l’UFC…

« Notre objectif est de revenir tous les ans, peut-être en septembre et pas seulement à Paris. On envisage de faire des événements à travers le pays. On sait qu’on a beaucoup de fans dans le sud de la France notamment », rappelle Lawrence Epstein.

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